Le Canada officiellement en campagne électorale : les faits saillants
C'est ce qui conclut notre couverture en direct sur le déclanchement des élections fédérales canadiennes. Merci d'avoir été des nôtres. La campagne électorale a été lancée et tous les chefs de partis sont sortis. À qui appartient cette première journée? Quel candidat s'est le plus distingué? 24•60 revient sur la communication de chaque parti avec notre trio de stratèges : Martine St-Victor, Louis Aucoin et Jeremy Ghio. Tour à tour, les chefs fédéraux des libéraux, des conservateurs, des bloquistes, des néo-démocrates et des verts ont pris la parole aujourd’hui pour faire part de leurs priorités et réitérer leurs promesses. Sans surprise, le nom du président américain était sur toutes les lèvres. Après avoir demandé à la gouverneure générale de dissoudre le Parlement, le chef libéral Mark Carney a dit vouloir obtenir des Canadiens Lisez notre compte-rendu du jour 1 de la campagne électorale. Les prochaines semaines seront marquées par une campagne électorale aux enjeux inédits. Le résultat de ces élections sera crucial pour l’avenir des jeunes. Le reportage d’Alexane Drolet. Alexane Drolet, journaliste. Photo : Radio-Canada Le chef libéral, Mark Carney, et le chef conservateur, Pierre Poilievre, s'affrontent tous deux dans la région d'Ottawa. Photo : Radio-Canada La région de la capitale nationale se profile comme un véritable épicentre, alors que les chefs de deux des principaux partis se présentent dans des circonscriptions voisines. Le chef libéral et premier ministre sortant, Mark Carney, convoite la circonscription de Nepean, jusqu'ici représentée par Chandra Arya, dont le Parti libéral du Canada a récemment révoqué la candidature. Son rival et chef du Parti conservateur du Canada, Pierre Poilievre, défend quant à lui son siège dans la circonscription de Carleton, qu’il occupe depuis 2004. La capitale nationale est au cœur des débats sur l’économie, la diplomatie, les infrastructures et la taille de l'État, notamment en raison de la forte concentration de fonctionnaires dans la région. La région de la capitale nationale, sera-t-elle l’épicentre des élections fédérales? Pierre Poilievre a donné le ton en arrivant sur scène à son premier rassemblement entouré de ses enfants et présenté par un discours sa femme Anaida, signe d'une famille qu'il souhaite mettre à l'avant-plan au balbutiement de cette campagne électorale. Tenant son enfant Cruz dans les bras, il a fait remarquer que ce dernier portait une veste de baseball, ce qui lui a inspiré une analogie sportive. Le chef conservateur est d'ailleurs revenu sur le parcours de sa femme, qui a immigré au Canada depuis le Venezuela, et sur sa propre enfance, en tant que fils adoptif de deux enseignants fransaskois. Ces déclarations faisaient écho au message publié sur X par M. Poilievre deux heures plus tôt, le montrant en train d'entreprendre sa tournée pancanadienne en compagnie de sa femme et de ses enfants. La grande famille libérale, quant à elle, a été dans la ligne de mire de Pierre Poilievre tout au long de son discours. M. Poilievre a affirmé qu'il allait mieux défendre le pays que le Parti libéral contre la drogue et le crime. Le leader conservateur a également réitéré de nombreuses promesses, dont celle d'annuler la hausse de l’impôt sur les gains en capital, qu'il a qualifié d' Le chef du Nouveau Parti démocrate Jagmeet Singh a donné le coup d'envoi de sa campagne à Montréal, au Québec. Photo : Radio-Canada Le chef du Nouveau Parti démocratique Jagmeet Singh a donné le coup d'envoi de sa campagne électorale au Québec, à Montréal. Aux côtés du député néo-démocrate de Rosemont—La Petite-Patrie, Alexandre Boulerice, et de la candidate dans Laurier–Sainte-Marie, Nimâ Machouf, le chef néo-démocrate s'est exprimé dimanche soir devant ses partisans en soulignant notamment la contribution de son parti à faire adopter au Parlement le régime national d'assurance médicaments et le régime canadien de soins dentaires. Devant ses partisans, M. Singh en a également profité pour attaquer ses adversaires. Pablo Rodriguez était sur le tapis rouge du Gala Les Olivier dimanche.
Photo : Radio-Canada / Valérie Gamache Pablo Rodriguez, de passage sur le tapis rouge du Gala Les Olivier, n’a pas voulu commenter le déclenchement de la campagne fédérale. L’ancien lieutenant du Québec de Justin Trudeau et ancien ministre des Transports s’est lancé dans la course à la chefferie des libéraux provinciaux. Mark Carney a donné le coup d'envoi de la campagne libérale fédérale depuis Saint-Jean, à Terre-Neuve, dimanche soir. Photo : Radio-Canada M. Carney a également profité de ce discours pour réitérer son opposition aux droits de douane et aux velléités d'annexion du président américain Donald Trump. Par ailleurs, le chef libéral a tenté de se montrer comme étant l'homme de la situation, en vantant sa longue feuille de route au Canada comme à l'étranger et ses « bonnes valeurs » qui lui ont été inculquées dès son plus jeune âge par ses parents. Alors que certains analystes pointent les ressemblances entre les programmes libéral et conservateur, M. Carney a terminé son discours en énumérant les raisons pour lesquelles il est libéral. Steven Guilbeault a honoré son nouveau poste de ministre de la Culture et de l’Identité canadiennes et de lieutenant du Québec en assistant au Gala Les Olivier ce soir. L’ex-ministre de l’Environnement canadien en a profité pour envoyer quelques piques au chef bloquiste Yves-François Blanchet, qui a été à la tête du ministère de l’Environnement du Québec dans les rangs du Parti québécois (PQ) de 2012 à 2014. M. Guilbeault a d’ailleurs commenté la candidature d’une figure de proue du mouvement écologiste québécois, Patrick Bonin, comme candidat pour le Bloc québécois dans la circonscription de Repentigny. Le libéral a affirmé que M. Bonin lui-même s’était opposé à plusieurs mesures d’Yves-François Blanchet lorsque ce dernier était au PQ.Coup d'envoi des élections fédérales, quel chef s'est le plus démarqué?

Jour 1 de la campagne électorale : Trump, Trump et encore Trump

un mandat fort et positif
pour faire face à la guerre commerciale lancée par l’administration de Donald Trump.Pourquoi cette élection est cruciale pour les jeunes?


Lancement de campagne pour Poilievre... et sa famille
Pendant trois mandats, les libéraux ont fourni un leadership faible et déconnecté. Pendant trois mandats, ils ont fait grimper le coût de la vie et les crimes. Pendant trois mandats, ils ont délocalisé nos emplois et poussé notre économie sous le joug américain. Mon petit garçon comprend quelque chose que les libéraux ne comprennent pas, à savoir qu'au baseball comme en politique, après trois prises, on est retiré
, a-t-il déclaré devant des centaines de partisans réunis à North York, en banlieue de Toronto.Ces enseignants m'ont appris beaucoup de choses. La plus importante était que dans ce pays, si on travaillait bien, on pouvait faire tout ce qu'on voulait.
Ils ont remplacé Trudeau par son conseiller économique. Ce sont les mêmes libéraux, avec les mêmes ministres, les mêmes députés, les mêmes conseillers, les mêmes politiques et, aujourd'hui encore, les mêmes promesses qu'ils n'ont pas tenues depuis plus de dix ans
, a-t-il martelé.Vous avez entendu parler du vol à Ottawa? Un homme s'est approché d'un autre homme. Il a brandi un pistolet et dit : "Donnez-moi tout votre argent". Et l'autre homme lui a répondu : "Vous savez qui je suis? Je suis Justin Trudeau". Le criminel l'a regardé et lui a dit : "Alors, donne-moi tout mon argent"
, s'est-il permis de blaguer.Les conservateurs veulent protéger les Canadiens des criminels. Les libéraux veulent protéger les dindes des chasseurs. À vous de voir ce qui vous semble le plus logique, a-t-il déclaré
, a-t-il soutenu, clin d'œil à la liste des modèles d'armes à feu interdits de nouveau élargie par le gouvernement Trudeau en décembre.amende que vous payez pour avoir travaillé dur
. De son avis, pour relancer l'économie canadienne, il faut couper notre bureaucratie, les taxes et les impôts, protéger nos frontières, exploiter nos ressources naturelles, assurer notre souveraineté et protéger notre pays contre les menaces de Donald Trump.
« Je veux continuer le rêve de Jack Layton », dit Jagmeet Singh

Je me suis lancé en politique pour améliorer la vie des gens. J'étais inspiré par Jack Layton, et je veux continuer le rêve de Jack. Il ne voulait pas qu'on soit seulement la conscience du Parlement, il voulait qu'on soit le Parlement
, a-t-il déclaré, faisant sans doute allusion à la vague orange qui avait balayé la province aux élections fédérale de 2011, alors que la formation politique avait remporté 59 des 75 sièges québécois à la Chambre des communes.On n'est pas ici pour aider les PDG ou les milliardaires. On est ici pour monsieur et madame Tout-le-Monde
, a fait valoir celui qui est chef du NPD depuis 2017. Carney, il n'est pas là pour aider les gens. [...] Il va faire ce qu'il a fait toute sa carrière : enrichir les ultrariches
, a-t-il déclaré, faisant allusion de la carrière de banquier du chef libéral. Quant à Pierre Poilievre, tout ce qu'il propose, ce sont des coupures, pour donner des gros cadeaux à ses amis milliardaires
, a poursuivi M. Singh. Malgré tout, ce qui est décevant, c'est que le Bloc québécois veut les appuyer.
Pablo Rodriguez ne se mêle pas de la politique fédérale

Je ne suis plus à Ottawa, j’ai traversé le pont
, a-t-il affirmé.À Terre-Neuve, Carney attaque Poilievre et vante son expérience « dans le monde entier »

Pierre Poilievre, c'est la mauvaise personne au pire moment.
Lors de son premier rassemblement de campagne, qui s'est déroulé à Saint-Jean à Terre-Neuve, dimanche soir, le candidat libéral a, à plusieurs reprises, attaqué son adversaire conservateur, n'hésitant pas à le comparer au président américain Donald Trump. Une personne qui vénère Donald Trump, comme Pierre Poilievre, s'agenouillera devant lui, au lieu de lui tenir tête
, a-t-il mis en garde les électeurs. En seulement 9 jours, notre nouveau gouvernement a fait plus que ce que [Pierre Poilievre] aurait pu imaginer faire au cours de sa vie politique... s'il avait un peu d'imagination et s'il ne se contentait pas d'imiter Donald Trump
, a-t-il aussi déclaré devant ses partisans. Nous sommes confrontés aux crises les plus graves de notre vie à cause des tarifs injustifiés de Trump et des menaces qu'il fait peser sur notre souveraineté
, a-t-il déclaré. « J'ai géré des crises au Canada et dans le monde entier »
Ces bonnes valeurs, je les ai gardées près de moi lorsque j'ai géré des crises au Canada et dans le monde entier. Je m'en suis souvenu chaque fois que j'ai travaillé à la construction d'économies fortes. Et maintenant, je m'en inspire pour bâtir un Canada fort
, a souligné celui qui a été, entre autres, gouverneur de la Banque du Canada et gouverneur de la Banque d'Angleterre.Je me bats pour une économie forte parce que je sais que nous ne pouvons pas redistribuer ce que nous n'avons pas
, a-t-il conclu, en faisant valoir le système de santé et les programmes sociaux canadiens.Guilbeault s’attaque au chef bloquiste sur la question environnementale
Je vous mets au défi de me trouver une chose que le ministre de l'Environnement Yves-François Blanchet a faite quand il était à Québec pour défendre l'environnement
, a-t-il lancé.Yves-François Blanchet a permis qu'on fore pour du pétrole sur l'île d'Anticosti sans aucune évaluation d'impact, sans aucune consultation publique. Vous irez voir ce que son candidat Patrick Bonin a dit de ça à l'époque. Moi, si j'étais Yves-François Blanchet, sur les questions environnementales, je me garderais une petite gêne.
Advertising by Adpathway




